LE PREMIER MAI EST FÉRIÉ ET CHÔMÉ, IL LE RESTERA !

Le gouvernement, le patronat et de nombreux médias font campagne contre le 1er mai.

Le prétexte : permettre des exceptions restreintes au principe du jour férié et chômé pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. L’opération n’a qu’un but : ouvrir la brèche pour que, d’exceptions en exceptions, comme pour le travail le dimanche, le travail du 1er mai se généralise et se banalise. La fête des travailleuses et des travailleurs ne sera alors plus qu’un souvenir sans aucune signification. L’attaque contre le 1er mai est l’occasion pour une partie des gouvernants et des détenteurs du pouvoir économique de dénoncer la rigidité des normes qui entravent l’initiative et la liberté du commerce.

Nous, travailleuses et travailleurs, savons bien ce que seraient nos conditions de vie et de travail, si l’action des générations précédentes n’avait pas revendiqué, arraché, imposé, des lois, des normes, des libertés qui ont rendu cette société un peu plus juste, un peu plus égalitaire, un peu plus solidaire : pas de droit du travail, pas de syndicats, pas de conventions collectives, pas de sécurité sociale, pas de dialogue, moins de démocratie.

Le 1er mai doit rester un jour chômé

Le 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, est le symbole de cette affirmation du travail contre la puissance non régulée du patronat et du gouvernement, le symbole du contre-pouvoir syndical. C’est ce symbole que le projet de loi sur le travail du 1er mai veut bafouer. C’est ce symbole que nous défendons becs et ongles. Plus qu’un symbole, c’est notre volonté de réclamer nos droits et de les faire progresser, de défendre nos revendications et de les faire aboutir. Aujourd’hui, dans nos entreprises et dans nos administrations, dans la société tout entière. La protestation ferme et unitaire des confédérations syndicales a fait reculer le gouvernement. Première victoire qui n’est que provisoire et peut être remise en cause l’année prochaine. Il faut continuer à montrer notre détermination à ne pas laisser faire.

C’est pourquoi nous devons nous mobiliser en nombre ce 1er mai, dans le cortège CFDT au sein de la manifestation intersyndicale.

54 – Nancy : 10h place Dombasle

55 – Bar-le-Duc : 10h15 Gare SNCF

57 – Metz : 10h devant l’Arsenal